Je profite de ce moment de tranquillité après une semaine de lutte, avec l’aide de la Poétesse, contre une rechute de pneumonie pour écrire quelques mots. Il s’agit d’une tranquillité relative : d’un côté, les bactéries restent à l’affût d’une erreur de ma part pour attaquer de nouveau (si je sors dans le froid ou si je me mets à travailler la pierre), et de l’autre, le stress du retard dans mon travail me gâche légèrement ces minutes de flottement dans le temps, mais la paix retrouvée de me savoir bientôt debout me réjouit profondément.

Je me rends compte que je n’ai pas parlé d’un buste que nous venons de livrer au sud de Paris, à une heure de la Ville lumière. Pourtant c’est une œuvre qui a une importance particulière pour nous. Ce personnage historique complète le trio qui s’est soucié du patrimoine de la France : Victor Hugo, Prosper Mérimée et, le buste en question, Eugène Viollet-le-Duc. Le premier est encore exposé à Martres-Tolosane (l’exposition s’est terminée le 22 décembre, mais elle est en place jusqu’à ce soir pour des ouvertures privées ou sur rendez-vous). Le deuxième est celui que j’ai réalisé lors du Salon du Patrimoine au Louvre (pour les démonstrations programmées sur notre stand). Et le troisième fait partie maintenant d’une collection privée du cabinet d’architecte Ædificio.

J’ai hâte de me lever pour reprendre contact avec la matière. Je me sens loin de tout dans notre petit paradis. Il est temps de retoucher la terre.

« Je crois qu’il est dans ma destinée de tailler mon chemin dans le roc ; car je ne pourrais suivre celui pratiqué par les autres ». Eugène Viollet-le-Duc

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