Jeune Olmèque marbre Rose du Portugal - Lartigue

Il y a dans le marbre quelque chose de doux, de tendre. Plus on le travaille, plus il dévoile des surfaces douces et agréables, presque tièdes. Au début on a devant soi un bloc agressif, couvert d’arêtes et d’irrégularités, à l’aspect dur et opaque. Puis on enlève tous les morceaux qui cachent la forme qu’on souhaite (ou comme dirait l’autre, la figure cachée dans la pierre) et on commence à arriver à la surface qui constitue la peau du personnage qu’on dévoile : on ne doit pas frapper avec la gradine un seul trou de plus, ou ce visage sera perdu pour toujours ; une blessure obligerait à changer l’ensemble du visage.

Le travail de finition commence alors et avec le ponçage la pierre devient translucide. C’est à ce moment-là que la sculpture prend vie. On la caresse et on ressent presque une respiration. C’est magique.

Je souhaite recevoir

une fois par mois

Le Journal d'un sculpteur.

Des réflexions, des anecdotes, des récits, des doutes, des questionnements... d'un sculpteur qui se sert des mots pour partager son univers.

Votre adresse-mail est inscrite avec succès !

Pin It on Pinterest

Share This