(Suite de l’article sur Marie NDiaye qu’on peut lire en cliquant ici)

C’est angoissant d’ouvrir le four après 24 heures de cuisson pour retrouver l’oeuvre déjà figée pour toujours. Le buste de Marie NDiaye me semble bien réussi. Parfois l’argile a de petits changements presque imperceptibles qui peuvent ruiner l’expression recherchée. Cette fois, je retrouve exactement l’expression de quand elle était crue.

Hier matin les rayons du soleil sont entrés jusqu’au fond de l’atelier, ce qui arrive seulement en hiver. J’ai vu mon ombre « regarder » le dessin d’une belle femme sans yeux et ce jeu de regards inexistants m’a semblé inquiétant.

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